Le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, a déclaré que l’armée iranienne promet une action décisive contre « l’armée terroriste des États-Unis », à la suite de l’acte d’agression mené par des commandos américains contre un navire de commerce iranien dans les eaux de la mer d’Oman.
Il a ensuite précisé que les forces armées de la République islamique d’Iran sont prêtes à riposter fermement aux forces agresseuses américaines.
M. Zolfaghari a toutefois ajouté que la présence de plusieurs membres de familles de l’équipage – dont la vie et la sécurité étaient menacées à tout moment –, avait imposé une contrainte opérationnelle.
« Compte tenu de la situation actuelle, dès que la sécurité des familles et des membres de l’équipage du navire visé par les militaires américains est assurée, les forces armées puissantes de la République islamique d’Iran prendront les mesures nécessaires contre l’armée terroriste des États-Unis », a-t-il martelé.
Ses propos font suite à un acte d’agression flagrant perpétré par les États-Unis contre un navire marchand iranien dans les eaux de la mer d’Oman. Les forces américaines ont déployé leurs marines sur le pont du navire et neutralisé ses systèmes de navigation.
En riposte, les forces armées iraniennes ont immédiatement lancé des attaques de drones sur plusieurs navires militaires américains dans cette zone.
Vendredi 17 avril, l’Iran a déclaré que le détroit d’Ormuz était de nouveau ouvert à la navigation commerciale, plusieurs semaines après sa fermeture aux navires liés aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés, à la suite du déclenchement d’une guerre non provoquée contre la République islamique, le 28 février.
Cependant, la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a publié samedi 18 avril un communiqué, dans lequel elle a affirmé que l’Iran avait fermé le détroit d’Ormuz après que les États-Unis ont choisi de maintenir le blocus des ports iraniens, en violation du cessez-le-feu de deux semaines, annoncé par le président américain Donald Trump et négocié par le Pakistan.